Il me semble précieux de faire le portrait de Dominic, le père de ma fille, l’homme de ma vie. Depuis trois ans maintenant je partage ma vie avec cet homme que je trouve si beau et si fort. Dominic est un être engagé et passionné qui sans cesse m’encourage à poursuivre mes démarches, que ce soit comme femme, comme mère, comme artiste, comme chercheure, comme éducatrice.
Avec lui, mon souffle est augmenté. Il m’a fait redécouvrir la photographie avec son œil de documentariste, d’humaniste, toujours le geste précis, le doigt sur le déclencheur et l’œil au viseur de son Leica.
Il semble toujours bien délicat et immense en même temps de faire le portrait en mots de quelqu’un dont on est amoureux, comme si les mots étaient soit trop légers ou pas assez précis.
Dominic m’inspire la découverte, m’enseigne la patiente et la ténacité, rend la vie quotidienne si agréable et soutient tout ce que je suis. Pour cela, je l’aime.
Dominic, c’est aussi le père de Corinne. Un père qui, avec quatre petits mois d’expérience, est un papa magnifique qui sait si bien faire rire et sourire sa fille tous les matins à 5 heures. Je vois déjà dans les yeux de sa fille un amour infini.



Toute une déclaration d’amour !
Que devrais-je ajouter à cela ? Comment devrais-je réagir ?
Il est parfois gênant de lire certains textes que l’on sait adressés à quelqu’un d’autre, par exemple la correspondance entre deux personnes qui se sont aimées. On se demande si nous avons droit de porter le regard sur ces échanges.
Mais cela est encore plus embarassant de lire un tel texte en sachant qu’il parle de soi. Une lettre écrite par ma blonde, tel un journal intime avec la dernière page qui me concerne ouverte à tous.
Je me sens comme mis à nu. Un peu.
Puis il y a ma photographie. Marie-Pierre m’a apprivoisé : je n’avais pas l’habitude d’être de ce côté de l’objectif et encore moins de me laisser aller. Cela lui a pris un certain temps, mais comme tout ce qu’elle entreprend, elle a réussi…
Merci à toi, mon amour, ma blonde, la mère de notre petite Corinne qui, comme toi, dormez. Il est encore tôt et la lumière du jour se fait toujours attendre.
Je t’aime.